- Randonnée nature

Toujours plus haut avec Arnaud !

Arnaud Guignebert sous la Brèche de Rolland

Rien n'arrête Arnaud Guignebert, pas même une prothèse fémorale ! Depuis 5 ans, il arpente les chemins de randonnée et vise toujours plus haut : 3000 m, 4000m, avec en ligne de mire le Mont-Blanc.
Guidetti le soutient dans sa pratique de la randonnée et du trek en lui fournissant des bâtons adaptés à sa pratique.

Depuis quand as-tu une prothèse ?

Je suis amputé fémoral depuis 35 ans. Je suis un très gros consommateur de prothèses et j’ai pu tester de nombreux modèles tout en aidant les fabricants dans leurs développements.
Quand je me suis remis à la moto en compétition, le fabricant m’a développé une prothèse spécifique. Pour la randonnée, j’ai d’abord eu une prothèse normale mais robotisée. Mais je l’ai usée en 10-11 mois contre 2-3 ans en utilisation classique. J’avais des problèmes d’autonomie et de recharge, donc le fabricant français Protéor m’a fait tester un modèle avec des piles au lithium. Désormais, j’ai un genou catalogué « hyper sport » avec un très bon pied. Ce qui me permet d’avoir un bon appui et de moins fatigué dans les descentes.

Quand as-tu commencé à randonner ?

J’ai toujours eu une activité physique de par mon travail mais cela fait seulement cinq ans que je fais de la randonnée.  J’ai toujours été attiré par la montagne, un peu d’escalade, le fait d’aller de plus en plus haut, de toucher à l’alpinisme...

Quelle importance les bâtons de rando ont pour toi ?

Au départ, pour moi, le bâtons c’était comme des béquilles, un retour en arrière, une régression… Finalement, grâce à ma compagne qui en utilisait déjà et qui m’a offert mes premiers bâtons Guidetti, je m’y suis mis. J’ai testé, j’ai apprécié et désormais, je ne peux plus m’en passer !

Mes bâtons me sont très utiles pour me stabiliser et renforcer mes appuis. Dans plein de situations, sans les bâtons, j’aurais chuté. 

Il faut savoir que la prothèse ne réagit pas aussi naturellement que les genoux naturels – surtout sur des terrains irréguliers, la prothèse peut se bloquer et les bâtons m’aident dans ces cas-là à me retenir. Je fatigue beaucoup plus à la descente et je suis obligé de prendre de plus gros appuis. J’ai toute confiance dans mes bâtons télescopiques en aluminium (modèle T3 Grenat). C’est un énorme élément de sécurité et de réassurance. Comme pour la prothèse, je dois avoir complètement confiance dans mon matériel.

Une fois qu’on a goûté aux bâtons, on ne peut plus s’en passer. Sans eux, je suis perdu et je ne sais plus quoi faire de mes mains !

Et puis, compte-tenu de tout ce que je leur fais subir, je suis rassuré de savoir que le SAV Guidetti ait à ma disposition pour un entretien annuel et que je peux changer les pièces usées à tout moment.

Quelles randonnées as-tu faites cet été ?

Pour la 2e année consécutive, j’avais prévu l’ascension du Mont-Blanc. Mais cette année encore, j’ai dû renoncer à ce rêve. En effet, les conditions météos n’étaient pas favorables, l’ascension trop dangereuse. Pour que je tente cette ascension, il faut vraiment des conditions optimales car je marche moins vite que la moyenne et il ne faut pas plus de 20 centimètres de neige fraîche.

Malgré cette petite déception, j’ai pu faire de très belles randonnées et de beaux sommets ou cols à plus de 3000m, notamment 
- Col de Labby 3328 m
- Col de la Réchasse 3212 m , avec une grosse partie sur glacier 

Je parcours chaque année, entre 400 et 500 kilomètres sur les sentiers de randonnée et près de 40.000 mètres de dénivelé.

Je me fais accompagner sur les sorties les plus engagées, avec des passages sur glacier ou des courses de crête qui nécessitent d’être encordé. Sinon je marche en autonomie avec ma compagne.

Comment prépares-tu tes ascensions physiquement ?

Je n’ai pas d’entraînement physique spécifique, à part un peu de rameur pour muscler mes jambes.

Quels sont tes prochains objectifs ou prochaines randos ?

Je prévois de partir au Pérou en juin 2023 et de faire un 4000m dans les Alpes.
J’ai toujours en tête l’objectif du Mont-Blanc, peut-être pendant l’été. Il faut savoir que l’ascension du Mont-Blanc n’a jamais été faite par un amputé fémoral.
Autre défi, j’aimerais me mettre au vélo de descente… et toujours un peu de compétition moto avec une course d’endurance (en équipage) dans une catégorie que je ne connais pas, et retrouver les pistes de ski alpin.
Une année qui devrait être bien occupée !

Arnaud Guignebert en randonnée Arnaud Guignebert en randonnée

Propos recueillis par Aurélie Joubin le 21 novembre 2022

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